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Dans le cadre d’une sortie de résidence au Théâtre Florentin à Avignon, le 20 septembre 2025 :

On ne devrait jamais quitter Tipasa... La mer et le soleil unissaient leurs cœurs. Ils se rencontrent à Paris le 6 juin 1944, se perdent de vue, se croisent sur le boulevard Saint-Germain, par hasard, en 1948 (encore un 6 juin !) et ne se quitteront plus. De 1944 à 1959, Albert Camus et Maria Casarès échangent 865 lettres ou télégrammes. Cette correspondance brillant de « l’éclat d’une passion » inspire à Jennifer Cafacci, en laquelle elle résonnait depuis longtemps, une étourdissante lecture musicale à deux voix : Claude Attia, né à Oran, voix ferme et cadence assurée de musicien, Jennifer elle-même, Maria, tour à tour suave comme fruit mûr tiédi au soleil et sombre comme une héroïne éloignée des feux de la rampe. Juste jusque dans l’ironie, elle réplique avec ferveur à ce Camus qui « vertige » Casarès. On n’entre pas par effraction dans ce dialogue amoureux, mais avec élégance, comme celle de la délicate allégorie de la grotte marine. L’énergie de la guitare de Franck Passelaigue électrise les mots. Ceux qui ne connaissent pas encore ces fragments de discours amoureux trouveront dans cette création une remarquable introduction, les autres prendront de plein fouet la vague des émotions, des douleurs et des joies de cet amour interdit. Tout juste née, souhaitons à cette création la longue et heureuse vie qu’elle mérite.   Jean-Pierre Lanos  - Théâtre Florentin                                                                                                                                                                                                                                                                                                   


 

Dans le cadre d’une représentation au Musée Campredon à L’Isle-sur-la-sorgue, le 27 septembre 2025 :

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« La lecture musicale s’adresse autant à l’oreille qu’aux yeux.

Les deux lecteur et lectrice, Jennifer Cafacci et Claude Attia ont trouvé le ton juste pour nous faire entendre ces deux voix. C’est élégant, simple, sans emphase, malicieux, et enjoué. Tout à la fois incarné, mais pas trop, joué mais pas trop. Un bel équilibre qui nous emporte dans leurs élans complices. Évitant tout voyeurisme.

Par moment, il m’a semblé même entendre la voix d’Albert Camus, et voir devant moi Maria Casarès. Troublantes hallucinations.

Le plateau est magnifiquement sobre, deux micros, une guitare, trois pupitres. Des artistes dans la lumière. Et c’est tout.

Franck Passelaigue et ses guitares nous offrent une musique très originale, souvent inspirée. Pas d’illustration, mais un paysage sonore sur lequel on voyage comme une barque sur un fleuve, et qui se mêle délicatement à la voix de chaque comédien. Parfois même la submergeant.

Le charme de ce spectacle/performance opère, ne le manquez pas ! C’est une véritable oasis ! »  Par Madeleine Esther -Vivantmag 

 https://vivantmag.fr/lecture-musicale-leclat-dune- passion-correspondance- camus-casares/ 

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